Comment le virage européen de l’Arménie et le parcours de la Géorgie vers l’UE redessinent la carte politique de la région
Le virage européen de l’Arménie et le chemin vers l’intégration européenne empruntent une trajectoire qui réécrit durablement la carte politique du Sud-Caucas. Après des décennies de dépendance stratégique vis-à-vis de Moscou, Erevan cherche à construire une identité politique fondée sur les réformes, la gouvernance et l’ouverture économique. Simultanément, la Géorgie, déjà candidate à l’UE, offre l’exemple concret et persistant d’un processus d’intégration qui s’inscrit comme un véritable laboratoire pour la région. Dans ce contexte, Bruxelles occupe une place centrale, non seulement comme pivot financier et normative, mais comme language commun pour les ambitions, les réformes et la légitimité. Le paysage régional se redessine ainsi autour d’un dialogue renforcé entre Union Européenne, Arménie et Géorgie, avec des implications directes sur les partenaires traditionnels comme l’Azerbaïdjan et…
